28 octobre 2007
Présentation
Food Not Bombs
« De la bouffe pas des bombes »
FNB
est un collectif de bouffe de rue : végan et autogéré.
Le
principe est simple : distribuer des repas végétaliens dans la rue à
partir de produits récupérés.
D’où ça vient les FNB ?
Le
premier collectif Food Not Bombs apparaît à Boston en 1981 au sein des grandes
mobilisations antinucléaires du début des années 80 aux USA. Le mouvement fait
vite des petits un peu partout aux USA puis s’exporte. Aujourd’hui, il existe
des centaines de collectifs de par le monde sur tous les continents.
Parce
que vivre et bouffer nous paraît plus important que tuer et fabriquer des
bombes. Parce que manger ne devrait pas être source de profit, et que c’est la
même logique qui traverse les marchands d’armes.
En
France, le budget de l’armée pour 2007 s’élève à 47 milliards d’euros.
En
2006, l’armée française compte plus de 350.000 hommes (dont 100.000 gendarmes).
Comptons
aussi 17.000 flics municipaux et 162.000 nationaux.
L’armée
française est (avec l’armée britannique) l’une des plus dotées financièrement
en Europe.
1. L’autogestion - l’auto-organisation :
On
fait avec les gens, pour les gens.
Le
but étant à terme d’être juste un moteur de l’auto-organisation des gens.
Chez
nous, il n’y a pas de chef : chacun est l’égal des autres.
Manger
végan (végétalien en français), c’est manger sans animaux, ni produits animaux
(produits laitiers, œufs…). Parce que les premières victimes du capitalisme
sont les animaux.
Nous
sommes pour la libération de tous : les animaux aussi !
Le
profit des gros lobbies vendeurs de cadavres se multiplie sur la souffrance des
animaux. Avec les végétaux que l’on produit pour nourrir les animaux
emprisonnés, on pourrait nourrir les gens qui meurent de faim. Il faut 14 kg de
végétaux pour produire 1 kg de viande : soit 13 kg de nourriture
gaspillée !
50
% de la déforestation est issue de la production de viande (pâturages,
cultures…).
Il
faut 100.000 litres d’eau pour produire
1 kg de viande contre 900 litres d’eau pour 1 kg de blé !
Actuellement,
le principal débouché des OGM : c’est l’alimentation des animaux…
La
nourriture végane, c’est un choix qu’on n’impose pas. On décide de pousser
notre logique anticapitaliste en essayant de manger éthique.
En
montrant qu’une alimentation végétalienne réfléchie est excellente pour la
santé !
En
plus, tout le monde peut manger végan quels que soient ses interdits
alimentaires.
3. La gratuité :
On
récupère sur les marchés ce qui serait jeté, ce qu’on nous donne aussi. On
récupère les surplus du système marchand. On fait appel à la solidarité des
petits épiciers de quartier pour les denrées non périssables (huile, lentilles,
riz, épices…).
On
récupère, on transforme en repas équilibrés, on redistribue. Et on aimerait que
les gens se réapproprient cette idée de s’organiser ensemble pour se serrer les
coudes.
4. Zone d’autonomie temporaire :
On
ne demande l’autorisation à personne. Nous ne reconnaissons pas l’état, ni les
lois qu’il a produites comme légitimes. On s’installe où on veut, quand on
veut, et on distribue à bouffer dans l’esprit
d’une réappropriation du monde et de nos vies.